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 ♪ Bonbon Glacée | PV Dia D.Riddle

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MessageSujet: ♪ Bonbon Glacée | PV Dia D.Riddle   Mar 12 Avr - 21:35


♪ Bonbon Glacée
    D'un regard vide, elle fixait, sans vraiment la fixer, cette vapeur qui s'élevait dans sa douche. Les gouttes brûlantes atterrissaient sur son visage avant de glisser lentement vers son menton pour rejoindre le tourbillon qui se formait dans le fond. Lies n'était pas épuisée, elle venait de profiter d'une magnifique nuit dans un paradis de bonbons qui faisait crier son ventre de gourmandise. Un champ de sucette aux couleurs de l'arc-en-ciel, des tournesols géants en barbe à papa, de la réglisse prennant la forme des grains de blés. Un vent chaud soufflait sur son paysage de rêve et le sucre s'élevait dans les airs, tel le pollen lorsque le printemps arrive. Mais, son cadran en sucre d'orge noir, représentant une goutte avec une bouche, s'était mise à rire sadiquement, tel était le son qu'il devait émettre pour réveiller la jeune fille. D'un coup d'oreiller, elle avait fait taire l'objet avant de lever de force ses pieds pour se diriger vers la douche. Sa main frottait délicatement ses yeux endormis, son père pionçait encore dans le lit et le ciel commençait à éclairer à l'horizon.

    La veille, son père et elle avaient fait l'inventaire de la boutique avant de réaliser qu'ils avaient sous-estimé leur dernière commande et qu'il manquait de marchandises. Or, la prochaine livraison n'allait pas venir avant une bonne semaine et même plus, puisqu'elle devait passer dans les autres royaumes avant de revenir chez les Bonbons. L'idée de décevoir ses clients était impensable pour Monsieur Floss Starving, Lies avait donc proposé d'aller chercher les ressources nécessaires pour le moment chez leur fournisseur au Royaume de Glace. Quelle idée! Ainsi, pieds traînants, elle s'était glissée dans la douche pour regretter amèrement sa proposition. Elle qui aimait tant son précieux sommeil, elle ne voyait qu'un seul bon côté à tout cela : le petit déjeuner allait venir encore plus tôt dans son estomac.

    Cette petite pensée eut pour effet de sortir la petite Lies de son état lunatique. L'adolescente ferma le jet, se glissa hors de la douche, s'engouffra dans une chaude et moelleuse serviette avant de dessiner un smiley dans le miroir de réglisses rouges tressés et de se rendre sur la pointe des pieds vers sa chambre. Le ciel était rendu d'un blanc tirant vers le bleu, signe qu'elle était restée peut-être un peu trop longtemps dans sa douche. Mordillant sa lèvre inférieure, elle attrapa une jupe noire assez courte pour arrêter à la mi-cuisse et un simple chandail noir. La cannibale en cure prit un demi-collant gris, l'autre moitié ayant été arraché par la branche d'un arbre dans lequel elle était montée et des bottes de cuire brunes à talon, qui monte jusqu'à sa cheville où passe une petite ceinture noire. Lies descendit aux pas de course vers la cuisine, ouvrit le frigo en cherchant quelque chose pour son petit déjeuner. De la glace, de la glace et.. de la glace! Que pouvait-elle donc choisir? Elle poussa le pot de crème glacé à la fraise et aperçut une sorte de contenant pour breuvage et se souvint que son père lui avait préparé un petit milk-shake pour son ''voyage''. La pralinée prit le contenant et se dirigea vers l'entrée où se trouvait sa veste fétiche d'un rouge cerise dont le tissu des coudes avait été remplacé par des ronds noirs tellement le vêtement avait été usé. Elle tira la fermeture éclair vers le haut et enfila le capuchon par-dessus ses cheveux verts encore humides. Ses mains plongèrent dans les jarres de verre emplis de bonbons qui se trouvaient dans l'entrée et elle remplit ses poches de diverses sucreries avant de prendre de l'argent et de filer.

    À l'extérieur, le silence régnait. Quelques bruits venaient ici et là, des claquements de sabots dans la rue : les charrettes étaient peu nombreuses à cette heure peu avancée. Devrait-elle aller en réserver une pour la journée ou le fait de marcher serait suffisant pour le chemin? Refusant l'idée d'exploiter un cheval aujourd'hui, la Tagada se mit en route vers le Royaume de Glace, paille de milk-shake à la bouche.

    Du Sud vers l'Ouest, le trajet n'était pas si pénible. Un peu long, mais l'adolescente ne s'ennuyait pas. Bien sûre, traverser une route en sucre d'orge bordée de quelques rares spécimens de fleurs en mashmallow rendait son voyage amusant. Combien de fois ne s'était-elle pas demandé si elle ne devrait pas s'arrêter pour en prendre une petite bouchée? Cependant, elle s'était contenté de marcher la tête haute, fixant le ciel et les nuages, identifiant des formes ici et là. Près du soleil, elle voyait une petite sucette. Un peu plus bas, il y avait une forme de crème fouetté, puis une autre qui faisait penser à un jujub. Plus qu'elle s'éloignait de sa ville, plus le climat se faisait frais. La route redevint en terre et Lies se mit à courir, réchauffant ses pauvres jambes qui regrettaient que leur propriétaire n'ait pas mis un pantalon de jogging bien chaud. Vint enfin le moment qu'elle attendait tant, celui où sa respiration allait créer de petits nuages de buée, comme un train avançant dans une terre inconnue. En fait, ce n'était pas si inconnu que ça : elle y était déjà venu lorsqu'elle était plus jeune, mieux habillé, sur les épaules de son père. L'homme qui tenait la boutique allait-il se souvenir de sa frimousse, malgré les tatouages et les quelques percings?

    Frottant ses mains l'une contre l'autre, Lies sût rapidement qu'elle était dans la bonne ville lorsqu'elle entendit le cri des enfants au loin. Plus elle s'enfonçait dans les rues, plus les traces de pas se faisaient nombreuses dans la neige et l'apprentie glacière ne regretta pas une seule seconde d'avoir mis des chaussures ce matin! Cependant, il y a avait un léger problème.. Comment devait-elle se rappeler où était la boutique alors que cela faisait près de 10 ans qu'elle n'avait pas mis les pieds dans le royaume de glace? Il devait être à peu près huit heures et demi du matin, le nombre d'enfant était encore minime comparé à ses souvenirs. Les marchands commençaient à ouvrir boutique, rangeant les nouvelles livraisons et se saluant. Lies jeta le verre de son milk-shake vide dans une poubelle et enfonça une sucette à la cerise dans sa bouche avant de retirer son capuchon. Heureusement, ses cheveux étaient maintenant sec et ils ne risquaient pas de glacer dans une position plutôt étrange. La pralinée fit le tour de quelques rues, cherchant à se souvenir où pouvait se trouver le fameux marchand, mais ses recherches se faisaient sans résultat. La tête en l'air pour observer les nuages, soupirant sans gêne, elle lâcha un râle grognon avant de foncer dans quelqu'un. Les yeux bicolores se fermèrent en n’apercevant qu'une chevelure blanche, hésitant entre de la neige ou une réelle personne. La jeune fille perdit équilibre, chutant sur le derrière.

    - ASAGAOU! C'EST FROID! , cria-t-elle en se relevant d'un bond lorsqu'elle sentit la neige sur sa peau bien blanche, où seul les joues étaient légèrement rosées.
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MessageSujet: Re: ♪ Bonbon Glacée | PV Dia D.Riddle   Mer 13 Avr - 18:13

Soupirant pour ce qui devait être la millième fois en cette matinée, Dia Dee s’ennuyait profondément. Coude sur le comptoir, main soutenant sa tête, il contemplait, l’air blasé, l’antiquité qui servait de caisse enregistreuse. Imposante, la vieillerie, d’un marron vieillot et déjà vue, criait -hurlait plutôt-, qu’une âme charitable enchante ses besoins en l’utilisant. Ses boutons dorés, rouillés et poussiéreux réclamaient de l’attention. Le perpétuel tic-tac de l’horloge grand-père au fin fond du magasin commençait à lui taper royalement sur le système, a un tel point qu’il pensait la jeter sauvagement par la fenêtre de la boutique de glace. En effet, aujourd’hui était un jour à marquer d’une pierre blanche ; sa mère l’avait réveillé tôt et parce que, contrairement à son enfant, madame Riddle était tout sauf une femme patiente, elle avait employé des moyens drastiques pour sortir sa progéniture de son lit de glace. Un sceau d’eau tiède avait aussitôt fait sortir le gamin de son sommeil léthargique. Grognant de façon intelligible, il avait lentement retroussé sa couette et avait fixé sa mère avec un regard plus noir que l’enfer –enfin si c’était possible-. Regard qui avait déclenché un rire lumineux, mais tonitruant chez la femme qui repartie sans remords.

Ainsi, sa monotone routine avait été brisée par un sceau. Las, il avait patiemment attendu que sa mère lui explique les raisons d’un tel réveil draconien. En fait, en bonne mère qu’elle était, elle s’était contentée de sortir son sourire le plus énigmatique –et accessoirement le plus effrayant- et lui avait sommé de se changer, de venir petit-déjeuner et qu’ensuite, elle lui expliquerait le tout s’il ne saccageait pas la salle d’eau pour se venger. C’est ainsi que la Glace soupira pour la première fois. Seul dans sa chambre froide, il avait retiré le haut de son pyjama, laissant à découvert sa poitrine blanchâtre. N’étant apparemment pas d’humeur à chercher partout, il avait ouvert sa commode et avait sélectionné le premier sweet-shirt qu’il avait aperçu, à savoir, un blanc avec des manches bleu. Pour aller en dessous, il avait choisi un simple t-shirt blanc. Finalement, il avait opté pour des shorts bleu, l’avait enfilé et avait choppé une paire de soulier de course jaune. La classe, quoi.

Par la suite, il avait descendu les escaliers une à une en finissant de remonter la fermeture éclaire de son sweat. Alors que la Glace avait fait son entré dans la chaleureuse, mais frisquette, cuisine, une odeur de pain brûlé s’était attaqué à ses délicates narines. Foster Riddle était assise à l’extrémité de la petite table carré qui trônait au milieu de la pièce, elle fixait intensément, de son regard bleuté, l’assiette dans laquelle deux rectangles noircis attendait d’être mangé, mais avait aussitôt relevé la tête lorsque le son d’une chaise tirée parvint à ses oreilles.

Croisant ses jambes, elle avait débuté en mentionnant à quel point les déjeunés n’étaient pas trop son truc, mais qu’en désert elle était imbattable. Puis, elle mentionna un de ses vieux amis qui aurait encore besoin d’un coup de main dans sa boutique. Évidement, la tâche n’était pas trop compliquée et que « même un bébé manchots avec les pattes coupées pourrait le faire avec les yeux bandés ». Le pingouin qui gisait dans la tête du gamin eut une illumination et tenta d’envoyer un message clair comme quoi, l’aider ne l’intéressait pas et qu’il aurait préféré s’instruire au lieu de perdre son temps dans une boutique où y’a même pas une âme qui vit, mais se ravisa à temps. En effet, la senteur de brûlé lui rappela justement qu’ils avaient le strict minimum pour vivre et que travailler ne ferait sans doute aucun mal à sa bourse. Et ce fût à contre cœur qu’il accepta. Fière de son fils, Foster s’était levé d’un bon, manquant renverser la table au passage, et avait embrassé son fils.

Croquant dans son pain carbonisé, elle avait pointé le comptoir ou un peu d’argent gisait. Ce n’était pas une somme astronomique, mais elle lui permettrait de s’acheter un truc comestible sur le chemin de la boutique. Et c’est dans cette joyeuse optique que Dia sortit de la maison, se demandant au passage comment une excellente cuisinière comme sa mère était incapable de faire griller du pain sans le faire littéralement carbonisé.

Un autre soupir retentit dans le magasin désert. Combien de temps s’était passé pendent qu’il s’était remémoré la barbarie de sa matinée ? Que cinq malheureuses minutes. Ennuyé au plus profond degré, il se redressa et fit le contour du comptoir pour se retrouvé devant la porte principal. Il tourna l’insigne « Ouvert » pour celle « Fermé ». Après tout, monsieur Castille lui avait dit que s’il n’y a pas de client pendant trente minutes, il pouvait fermer et prendre une petite pause d’une demi-heure.

Enfonçant ses mains dans les poches de son sweat-shirt, il se laissa bercer par le martellement de ses pas sur la neige cristalline qui s’était formée la nuit dernière. L’air ambiante dégageait une agréable fraîcheur, humant, le gamin expira, laissant sortir un long filet de vapeur. C’était le genre de moment où il se sentait libre et dégagé de responsabilité. Par chance, les enfants n’étaient pas encore sorties s’entretuer dans la neige. Ainsi, il n’y avait que lui, lui et ses traces dans la neige. Une petite brise vint chatouiller ses jambes dénuées de vêtements. Comme tout ça était agréable. Parce qu’il avait trente minutes à sa disposition, il alla faire un tour dans la glacerie la plus proche pour « déjeuner » convenablement. Celle dans laquelle il travaillait n’offrait que des glaces molles et dures et non des sucettes glacés. Il y entra pour en ressortir avec une sucette glacée à saveur de framboise bleu, sa préférée. Cette sucette était comme un drogue et agissait comme un antidépresseur éloignant ses soucies. Enfonçant le quart de sa sucrerie dans sa bouche, il baissa les yeux pour contempler les traces qu’il avait laissées. Suçant, sa glace, il rebroussa chemin afin de ne pas être en retard. Sur ce, il ne remarqua pas la tomate qui, elle, fonçait aussi sur lui. La première chose qu’il sentit fut le contact de ses fesses sur le sol glacé, suivit d’un mot étrange, coloré qui ne figurait pas dans son vocabulaire, et d’un « c’est froid » trop bien sonore.

- Evidement qu’il fait froid, pensa-t-il automatiquement en se relevant péniblement et en profitant pour retirer la neige qui était collé à son short. Relevant les yeux vers la personne, il nota que d’un son agresseur était une agresseur, qui aurait pu être une fraise géante vue son look.

Remarquant que sa précieuse glace n’était pu dans l’endroit où elle devait être –à savoir, dans sa bouche-, il la chercha rapidement du regard pour s’apercevoir que…

Son précieux gisait sous la semelle de la fraise géante. Voyant qu’il n’allait pas remanger le truc, il ne lui restait qu’une option : s’excuser –parce qu’il est fichtrement poli- et passer son chemin.

- Pardon. Froid et net. Il contourna la géante fraise et continua son chemin. Le magasin de glace devait être à quelques mètres de là.

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MessageSujet: Re: ♪ Bonbon Glacée | PV Dia D.Riddle   Mer 13 Avr - 23:14

    Sa voix sembla raisonner dans le silence qui les entourait. Il était tôt, mais à ce point ou était-ce la rue qui avait l'habitude d'être déserte? À présent debout, elle regrettait ce geste rapide : son derrière la faisait légèrement souffrir, l'impact avec le sol glacé n'ayant pas été très agréable. Les sourcils froncés, les yeux à nouveau clos, elle frottait sa fesse droite avec l'espoir de faire partir la douleur, mais se résonna rapidement puisqu'une pression ne faisait que l'augmenter. Décidément, la petite n'était pas habitué à ce genre de température. Déjà qu'elle avait trouvé frais l'air en arrivant dans le Royaume, ce contact avec la glace avait été un peu trop rapide pour sa pauvre peau et son épiderme habitués à la chaleur et au vent délicat. Le gant de cuir se déplaçait avec soin derrière sa cuisse, faisant tomber la neige sans glacer ses doigts. Malheureusement, celle-ci, au contact de la peau de l'enfant, avait commencé à fondre. Donc, son demi-collant se trouvait bien humide ainsi que sa jupe. Ajouté un vent délicat et froid, vous avez une petite Lies en train de claquer des dents.

    Si quelqu'un aurait vu ses bras, il aurait sûrement ri d'elle. En fait, il suffisait de regarder ses jambes pour comprendre qu'elle était victime de ce froid mordant : sa peau était parcourue de picots rouges et la texture de celle-ci était devenue symbole de chair de poule. Enroulant ses bras autant de sa taille, elle souffla de petits nuages devant ses yeux en frottant sa peau pour créer une légère chaleur. Aurait-elle la chance de trouver quelque chose de chaud dans cette ville ou était-ce une quête perdue d'avance? La pralinée plaqua ses mains sur ses joues, les frappant légèrement en secouant la tête avant de les écraser, faisant sortir ses lèvres comme la bouche d'un poisson. Il fallait qu'elle se concentre! Ce n'était pas le moment de vouloir manger ou boire, mais le moment de faire sa détective pour trouver la boutique qui lui permettrait de partir rapidement de cette ville glacée. Soupirant, elle relâcha les traits de son visage qui s’engourdissaient, et leva les yeux vers le ciel.

    À quoi aurait-elle ressemblé avec une cape à carreau comme Sherlock Holmes, une loupe à la main avec une pipe qui dégage des bulles de savon plutôt que de la fumée? L'idée la fit rire, réchauffant un peu ses pauvres joues bien rouges à présent, semblable à la teinte de ses yeux et de sa veste. Lies secoua à nouveau la tête, tentant d'arrêter sa divagation et concentra son regard directement sur... ses pieds! En fait, elle voulait regarder devant elle, mais lorsqu'elle leva le pied droit pour avancer, l'adolescente sentit un poids supplémentaire sous son soulier. Automatiquement, les deux pupilles s'étaient retrouvés forcés à observer la chose qui était bien collé sous ce pied. Comment pouvait-elle l'enlever? L'idée de salir ses gants ne l'enchantaient pas vraiment, même si elle le faisait de nombreuses fois. De plus, pour l'enlever de cette façon, il faudrait qu'elle s’assoit et la perspective de retoucher la neige avec son derrière lui donnait des frissons. Alors, la jeune Starving prit la technique la plus simple, celle de la lâcheté : secouer son pied jusqu'à ce que la friandise cède et dégage de sa semelle.

    Prenant son courage à deux mains, elle fit le flamant rose, tentant de garder équilibre sur une seule jambe. Surtout, à tous les enfants à la maison, ne répétez jamais une telle action, c'est très dangereux! La cannibale entreprit alors la partie la plus périeuse de son acrobatie : elle se mit à secouer son pied dans tous les sens en lui intimidant de magnifiques mots tel que « Dégage! Lâche mon pied! Gentil bonbon, quitte moi! » À voix basse bien sûre, que croyez-vous? En fait, pas du tout.. Mais, elle espérait être seule. C'est à ce moment qu'elle réalisa que non.. En réalité, c'est surtout lorsque son pied gauche glissa sous la plaque de glace cachée sous la faible épaisseur de neige, qu'elle se retrouva les quatre fers en l'air et que la sucrerie glacée quitta sa semelle pour rejoindre directement la chevelure blanche qu'elle avait aperçu avant de tomber.

    En premier lieu, toutes les parties de son cerveau avait été averti que c'était une opération très risqué qu'elle avait entrepris. Mais uniquement son cerveau, car l'inconnu n'avait pas pris la peine de fuir. Sans oublier qu'elle était couchée sur la neige, Lies se redressa comme un ''i'' en sautillant sur place, en disant des mots incompréhensibles et propre au langage martien. Elle se retourna vers la ''victime'' et elle éclata de rire. Un rire de lutin au décibel bien élevé, faisant que tous pouvait l'entendre sans aucun problème. Pliée en deux, elle se tenait le ventre sans regretté une seule seconde sa gaffe. Bon, ce n'était peut-être pas très gentil pour le garçon, mais il avait été si silencieux qu'elle avait à peine remarqué sa présence. La Bonbon était carrément en train de manquer d'air tellement elle riait, mais elle finit par retrouver un semblant de sérieux et à s'approcher en titubant vers celui qui avait été attaqué par une friandise volante.


    - OooUPS! Jour de malchance, JE SUIS VRAIMENT DE VRAIMENT DE VRAIMENT DE VRAIMENT DE VRAIMENT DE VRAIMENT DE VRAIMENT DE VRAIMENT , MAIS VRAIMENT DÉSOLÉ, lui dit-elle en s'étouffant à nouveau de rire. Elle respira un bon coup et continua, un sourire fendant au lèvre. Je te donne deux choix : Sois tu sers les dents et je tire pour le décoller de l'arrière de ton crâne ou tu laisses le destin de tes cheveux entre mes mains et je coupe les mèches victimes de cette chose?
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MessageSujet: Re: ♪ Bonbon Glacée | PV Dia D.Riddle   Ven 15 Avr - 17:23

À l’habitude, il aurait simplement continué son chemin sans se soucier du fruit géant qui l’avait percuté, mais non. Le gamin s’était contenté de le contourner, de faire quelque pas et s’arrêta. Le comportement peu singulier, voir animalier de la jeune fille avait un je ne sais quoi de ridicule, de risible et de franchement pas singulier. En fait, elle avait tout l’air d’une bien étrange espèce. Soupirant pour la millième et unième fois, Le popsicle s’était contenté d’observer calmement le numéro rocambolesque qui se présentait sous ses yeux. Sortant soigneusement sa montre à gousset de sa poche, il la consulta et décida qu’il pouvait possiblement lui accorder au moins cinq minutes de son précieux temps ; après tout, il devait ouvrir la boutique dans pas moins de vingt minutes. Puis, bon ce n’était pas comme si la jeune fille elle-même s’en souciait, celle-ci devait lutter contre le froid mordant qui tenaillait sa peau blanche et en plus, elle n’avait même pas l’air de l’avoir vue. De là où il était, il n’en voyant absolument rien, mais il était facile de voir que cette énergumène était une étrangère. Vue la manière dont elle grelottait et la réplique un peu niaise qu’elle avait sortie il y avait pas même deux minutes.

Ouaip, un spectacle pour le moins affligeant. Dia en avait presque pitié, mais s’empêcha d’aller l’aider car de un, elle avait écrabouillé son précieux petit déj’ et que deux, il préférait crever que d’arriver en retard à sa tâche. Le cirque qu’elle lui offrait commençait largement à l’emmerder et donc, il tourna les talons et poursuit son chemin comme si de rien n’était. Enfin, le son d’une plainte capta l’attention de ses oreilles et envoya un choque distinct à son cerveau qui, lui, obligea sa tête à se pivoter de cinquante-cinq degrés. Le spectacle était encore plus exaspérant qu’avant. La jugeant sans intérêt quelconque, mis à par une source de retardement, il ne s’en occupa plus et continua sa marche. Et si tout avait plus être si simple.

Un toc sonore se fit entendre, suivit d’une mince douleur sur le derrière de son crâne le força à se stopper net. Ajoutons à cet heureux mélange un rire plus qu’énervant. Faisant le lien entre les gestes de la demeurée et du toc, il su inévitablement ce qui l’avait frappé. Parce qu’il avait espoir d’avoir tord, il leva lentement sa main droite et la porta vers l’arrière de son crâne. D’abord, il ne sentit rien, plus la main s’en allait vers la gauche, un petit air frisquet brillait par sa présence. Encore un petit effort ; bingo. Il tâta la présence non désirée et lâcha son mille-deuxième soupir de la matinée. L’air vachement ennuyé, il se retourna lentement vers la source de ses malheurs. Celle-ci, pas pour le moins désolée, riait au éclat. Une mine de dégout traversa son visage d’enfant ; la fraise se rapprochait dangereusement de lui. La Glace espérait que s’il y avait une quelconque justice dans ce monde, elle ferait tomber la demeurée et la ferait s’étouffer froidement avec sa salive. Hélas, il n’avait pas eu cette chance et ses oreilles furent assaillies par des « vraiment » et un désolé pas vraiment sincère.

- Si vous pensez réellement ce que vous dites, alors vous ne seriez pas en train d’essayer de vous suicider avec votre rire déplaisant et vous tenteriez d’avoir l’air un minimum « sincère », l’apostropha-t-il sur un ton encore plus froid et cassant, laissant paraître sa mauvaise humeur face aux gens en manque de sérieux.

Naturellement, si un regard pouvait tuer, Fraisinette se trouverait déjà sur le sol, sans vie et le sifflet coupé. Examinant l’ampleur du dégât reposant dans sa chevelure argentée, il évalua mentalement les choix qu’elle lui offrait. Si elle pensait qu’il allait la laisser le toucher, non seulement elle se mettait le doit dans l’œil, mais aussi dans où il pensait. D’autant plus qu’il n’allait pas laisser une inconnue –un peu sotte- le martyriser sans rien dire. Et la seconde solution, autant ne pas y penser. Cette fille avait tout l’air d’une gamine non seulement irresponsable, mais immature. Donc lui laisser en main l’entretient de sa précieuse chevelure était un no-no inenvisageable.

Quelque peu, non vachement, irrité, il émit un grognement et éleva son bras gauche enfin qu’il puisse aider le droit. Gauche agrippa le bâtonnet de bois, alors que droit vint l’aider. Ensemble, ils tirèrent provoquant un inévitable grincement de dent et un œil plissé pour supporter le coup. Voyant apparemment que l’ennemi était un coriace, il força un peu plus. Et finalement, son petit déj’ se décolla, non sens apporter avec lui, une petite mèche de cheveux. Regardant sa prise d’un œil morne, la Glace se demandait qu’est-ce qu’il pouvait en faire. Ennuyé, il la lança à Fraisnette et tourna une fois de plus les talons pour poursuivre son chemin. Se passant une main dans les cheveux, il fit en sorte d’oublier rapidement le petit incident. Son ventre quant à lui, voulait retourner vers elle et l’assassiner pour l’obliger d’avoir passé sa pause avec un ventre presque vide. Se repassant une deuxième fois la main dans ses cheveux, il tenta de décoller les mèches qui auraient pu être atteinte par le liquide fondu. Il la repassa une troisième fois afin de s’assurer qu’il ne restait plus rien d’entremêler. Plus ou moins satisfait du résultat, il tourna vers la gauche lorsqu’il fut à l’orée du croisement.

Une fois de plus, il ressortie la montre et contempla l’heure qui indiquait qu’il était en avance de cinq minutes –l’incident ayant pris moins de temps que prévue-, il se permit un soupir de soulagement et tourna la pancarte « fermé » pour celle « ouverte ». Pour le moins content d’être replongé dans la monotonie de son poste –la Fraise l’avait lui avait coupé l’envie d’être dans le monde extérieur-, il secoua vivement la tête afin de se remettre les idées en place et alla prendre position initiale, souhaitant que rien ne perturbe son quart. Hélas, le tintement de la clochette résonna, annonça le premier client de la journée.

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MessageSujet: Re: ♪ Bonbon Glacée | PV Dia D.Riddle   Lun 18 Avr - 23:36

    Elle continuait de fixer la sucrerie avec délice. Une envie de toucher les mèches blanches, de goûter la friandise même si elle était sur sa tête.. Elle était curieuse de savoir la saveur de cette chose bien collante. Serrant les points, elle tentait de résister à cette folle tentation de caresser son crâne. Il faut avouer que cette coiffure avait quelque chose de mystique, s’intriguant et de curieux. Était-ce du gel qui lui donnait cette forme ou était-ce naturel? Pendant quelques secondes, la jeune fille se demandait si elle serait vraiment capable de couper les mèches de cette chevelure sans risquer de défaire la coupe? Elle était habituée à couper ses cheveux, mais elle les connaissait aussi : les mèches vertes étaient ses compagnons depuis qu'elle avait formé un léger duvet sur sa tête!

    Alors qu'elle se perdait dans des pensées plus absurdes les unes que les autres, un soupir la ramena sur Terre, dans le froid d'une rue d'un royaume de crème glacé. D'un regard interrogatif, Lies fixait l'être de glace qui se contenta de se retourner vers elle avec de véritables couteaux à la place des yeux. Sa langue claqua sèchement dans sa bouche, déclarant le rire de la jeune fille comme horrible et ses excuses, mensongères. Gonflant ses joues de façon à avoir une bouche de poisson, fermant durement les yeux, elle croisa les bras en levant la tête vers le ciel, légèrement boudeuse. En fait, elle se fichait bien de ce que cet inconnu pouvait dire sur son rire. Son père l'avait toujours déclaré comme mignon et agréable à l'oreille. Un bruit délicat, agréable à l'écoute et plaisant tel une petite mélodie jouée par le vent.

    Par contre, elle n'appréciait pas qu'il dise que ses excuses n'étaient pas sincère! Il est vrai qu'elle était en train de s'étouffer de rire, mais c'était la situation qui faisait dilater ainsi sa rate. Qui aurait crue qu'une sucrerie glacée pouvait coller comme les sucettes de la jeune fille? D'ailleurs, elle venait de finir son précieux.. Sa main fouilla dans la poche droite, puis dans la gauche, retournant dans la droite avant d'en sortir une bien ronde et arc-en-ciel qu'elle enfouit dans sa bouche. Sans tarder, les traits de son visage se détendit et elle sourit de façon niaise. Un petit grognement s'échappa du nain blanc près d'elle et la Tagada recula d'un pas. Il tentait de se contorsionner, tâtant sa tête en cherchant le bâton de sa nourriture. Un léger pas vers l'avant, elle voulait l'aider, mais se souvenant du regard dur et froid, elle fit deux pas vers l'arrière et se contenta d'enrouler la langue autour de son précieux en savourant les saveurs sucrées.

    Il réussit à faire céder la chose glacée et eut la gentillesse de la lancer vers la Pralinée qui eut un moment d'adresse étonnant pour attraper l'aliment par le bâton. Les orbes bicolores fixèrent le ''cadeau'' de l'inconnu couvert de petits cheveux blancs. La Starving ferma un œil, imaginant la douleur qu'il avait du ressentir. D'un certain sens, elle se sentait presque coupable d'être victime d'une grande maladresse. Après tout, c'était bien de sa faute s'ils s'étaient rencontrés l'un dans l'autre, lui échappant son repas sur la neige où la petite avait eu l'intelligence de marcher dessus, collant la chose sous sa semelle. Bref, Lies secoua la tête, préférant oublier la douleur que son derrière avait senti et le froid qui l'avait accompagnée.

    - Beuuuh!

    Alors qu'elle relevait la tête pour savoir comment réagissait le jeune glacé face à la perte de ses cheveux, elle fût surprise de voir qu'une tête blanche qui tournait le coin, vers une boutique. S'il pensait qu'il allait lui échapper comme ça! Elle avait bien envie de continuer de lui parler, même s'il soupirait encore ou qu'il était victime de sa maladresse à nouveau. Ses excuses étaient sincères et elle souhaitait qu'il le sache! C'était simplement un enchaînement de mauvaises actions qui était responsable de ce crime. L'adolescente posa sa main sur sa bouche, retenant un léger rire avant de se mettre à courir vers la direction qu'il avait pris. Le talon de son pied droit se prit dans une plaque de glace, le gauche tenta de reprendre le coup et ses mains gantées finirent par toucher la neige. Dans une position semblable à un chien, elle continua sa course en retrouvant son équilibre pour rester sur deux jambes, comme tout humain normal..

    Ses yeux cherchèrent cette tête qui s'était éloigné d'elle. Où était passé le petit nain blanc? L'être au regard glacé? Où pouvait-il être rendue? Était-il un petit lutin des neiges qui savaient se cacher lorsque le besoin s'y faisait?

    - HÉHO! NIGAUD AUX SUCRERIES DE GLACE, T'ES PASSÉ OÙ?

    Elle hurla dans la rue, ne recevant que son écho comme réponse. Quelques passants la fixèrent telle une alien : elle se contenta de leur sourire à pleine dent en continuant sa course. À force de courir, ses jambes s'étaient réchauffés comme la majorité de sa peau. Le souffle court, elle s'arrêta au coin d'une rue, observant le nuage de fumée qui se formait devant sa bouche, disparaissant avant de revenir en force. Son pouls battait dans ses tempes et, se connaissant, ses joues étaient sûrement rosés au lieu de garder leur blancheur habituelle.

    Lies soupira en levant les yeux au ciel. Où était-il passé? Sa quête à la crème glacé pouvait bien attendre un peu, elle souhaitait avant tout parler à ce jeune nain pour s'expliquer avec lui! La Bonbon fit demi-tour, un peu égaré. Elle avait peut-être trop couru? Après tout, elle l'avait perdu de vue après quelques instants.. Pourtant, sa mémoire refusait de lui indiquer la boutique où il s'était caché! Marchant d'un pas optimiste, elle tournait la tête de droite à gauche sans arrêt, fixant les vitrines, cherchant la tête blanche tant désirée et bavant au ralenti devant les boutiques qui proposaient des choses alléchantes! Et ce qui devait arrivé arriva..

    Pour le plus grand des optimistes, il aurait déclaré que la créature à la veste rouge venait de trouver le si agréable et chaleureux inconnu. Par contre, la personne la plus malchanceuse vous dira que la petite enfant venait de se retrouver les quatre fers en l'air par une autre planquer de glace.. Hé bien, c'est deux personnes mériteraient une tarte dans la tronche pour être complètement dans le champ! Vous connaissez ses poteaux qui se dressent au coin de rue où l'on trouve, à la cime de ces derniers, des panneaux indiquant le nom d'une rue pour aider les passants à se retrouver? Toutes personnes normales vous diraient qu'elle les connaît, les voyant chaque jour. Les évitant, chaque jour. Pour Lies, une relation d'amour non-contrôlé s'était développé. Comme par enchantement, la cannibale était devenue un aimant, attirant ces fameux poteaux vers elle, se les prenant en pleine tronche. Croyez-le ou non, ce qui devait arrivé était la rencontre fatidique entre un poteau en réglisse glacée et une innocente victime de la malchance. Heureusement, la gamine ne tomba pas sur le derrière, elle eut simplement la tête un peu sonné.

    Titubant sur ses pieds de l'avant vers l'arrière, de gauche vers la droite, elle tourna vers la droite, puis vers la gauche avant de pousser une porte. Accompagnée d'un carillon, la jeune fille pénétra dans une pièce légèrement plus chaude que l'extérieur et leva les yeux pour savoir où elle était entrée. La seule et unique chose qu'elle vit fût le nain de jardin blanc tant recherché! Sourire aux lèvres, les yeux emplis de joies telle une gamine qui viendrait de découvrir une piscine de Jell-o, elle accouru au ralenti vers le jeune garçon, ouvrant grandement les bras pour le serrer dans ses bras.. Mais, à la dernière seconde, Lies fronça les sourcils, serra les dents et attrapa ce dernier par le col de sa veste en le secouant tel un pommier dans l'espoir de.. de rien, puisqu'aucune pomme ne pouvait tomber du crâne blanc. Approchant son visage à deux centimètres de l'oreille du gamin, elle se mit à hurler, sans aucune gêne pour les pauvres tympans de son innocente victime.

    - MAIS T'ÉTAIT PASSÉ OÙ? TU CROYAIS TOUT DE MÊME PAS POUVOIR ME LAISSER EN PLAN COMME ÇA? Super gentil au fait de m'avoir lancer ta chose après l'avoir arracher de son crâne! ÇA T'AURAIT PAS TUÉ DE ME FAIRE CONFIANCE! Regarde mes cheveux.. J'AURAIS TRÈS BIEN PU TE L'ENLEVER SANS DOULEUR AVEC DE PETITS CISEAUX! J'AI JAMAIS GÂCHÉ MA COUPE À CE QUE JE SACHE! Et .. Et.. Et.. ET PUIS, C'QUOI CES MANIÈRES DE DÉBILE , EEEEENNN?!! MES EXCUSES ÉTAIENT TRÈS SINCÈRES! C'est simplement dure de garder son sérieux quand quelqu'un à une sucette glacée de plaquer derrière le crâne .. ALORS MES VRAIMENT DE VRAIMENT DE VRAIMENT DÉSOLÉS ÉTAIENT PARFAITEMENT VRAIS ET VENAIT DE TOUT MON COEUR. SI TU LES ACCEPTE PAS, JE VAIS TE LES FAIRE ACCEPTER À COUP DE PAIN, TU VAS VOIR! En fait, je ferais pas ça, parce que je suis gentille et innoncente. - ajouter ici un sourire de bambi – OH ET EUH! JE VOULAIS TE DEMANDER.. DIT DIT DIT DIT DIT DIT TU SAIS OÙ JE PEUX TROUVER.. Euh.. Trouver une boutique de crème glacé.. Genre.. Elle fait des commandes avec le royaume des sucreries et j'enauraisdebesoinparcequ'onestenrupturedestockmaisjypensej'airienpourtrainertoutça OH MY GASH! JE SUIS DÉBILE! JE SUIS DÉBILE , JE SUIS DÉBILE!

    Lies relâche la gamin quelques secondes, frappant son crâne contre le comptoir en continuant de répéter qu'elle était une idiote. Pour ceux qui n'aurait pas compris, on va recommencer du début.. Petite Starving est partie à l'aube pour venir au royaume de la glace avec comme seuls objets des friandises. Or, elle doit ramener une commande des crèmes glacées pour son père, mais il se trouve qu'elle a pas pensé qu'elle aurait besoin de quelque chose pour l'apporter.. Elle s'arrêta, la tête toujours posé devant le jeune nain, les mains toujours bien serrer autour de sa veste, friandise encore en vie dans sa bouche. Or, quelque chose de différent venait de se rajouter à la saveur de sa sucette.. Un goût qu'elle avait souvent eu la chance de savourer.. Une saveur fruitée, terriblement sucrée et rose. D'un bon, Lies se releva, lâcha la veste de l'inconnu et tâta son visage du bout des doigts. D'abord le front où elle discernait une fissure humide, ensuite la joue qui elle, baignait depuis un moment sous le liquide.. Sa rencontre avec le poteau avait été si douloureuse..? Elle avait si froid dehors qu'elle n'avait pas réalisé qu'elle saignait? Fixant le bout de ses doigts, sa langue ne pouvait s'empêcher de licher ses lèvres, espérant gouter à nouveau cette saveur. Ses pupilles se dilataient, son œil droit devint complètement rouge alors que le gauche devenait vert. Lentement, l'adolescente approcha ses doigts vers sa langue, lichant chacun d'eux avec délice et lenteur.

    - Dit, tu aurais pas des pansements? , lui demanda-t-elle d'une voix aussi compréhensible que pouvait l'être une gamine avec ses doigts dans la bouche.
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MessageSujet: Re: ♪ Bonbon Glacée | PV Dia D.Riddle   Dim 24 Avr - 23:48

Seul le tic-tac incessant et excessivement irritant de l’horloge nous empêchait de tomber dans un silence embarrassant et quelque peu inconfortable. Oubliant mes manières, ma main droite vint automatiquement claquer mon front, laissant échapper ce qui devait être mon mille-quatrième soupir. Sans grand enthousiasme, je fixai l’inconnue qui n’était pas si inconnue que cela, d’ailleurs. Une multitude de questions plus ou moins logique se bousculaient dans ma tête. Pourquoi était-elle là ? Pourquoi m’aurait-elle suivit ? Pourquoi est-ce que ses vêtements sont si flashes ? Et parmi toutes, pourquoi s’approchait-elle dangereusement de moi, telle une lionne bondissant sur une gazelle ? Instinctivement, je reculai d’un pas, mais malgré le comptoir qui me séparait d’elle, elle réussit tout de même à agripper l’encolure de mon sweatshirt. Ne me laissant guère le temps de répondre à sa sauvagerie, elle secoua frénétiquement mon sweat’. L’action provoqua une inévitable réaction en chaîne ; je pu ressentir ce que ressentait un arbre lorsqu’il se faisait ballotter par une tierce personne. Malheureusement, mon assaillant au look de fraise ne se contenta pas que de me secouer ; non, elle sentie le besoin de faire saigner mes oreilles. Pour les empêcher d’éclater, je les couvris de mes mains. Mon plan fut un échec ; sa voix, néanmoins atténuée, m’agressait toujours. Vraiment, elle racontait n’importe quoi.

Selon elle, j’aurais simplement dû rester planter là, à bailler à la corneille, pendant qu’elle, elle faisait je ne sais quelles clowneries. D’après elle, j’ai littéralement bien fait de lui redonner ma glace juste après me l’être ôté. D’après elle, j’aurais dû lui faire confiance parce que, d’après elle, elle est bien coiffé. Rendu là, j’aurais aimé lui rétorquer que, ce n’était pas parce qu’elle aimait ses cheveux que les gens, en l’occurrence, moi, trouvait cette coupe réussie, voir belle. Et puis, quoi. Elle aurait une paire de ciseaux sur elle ?

Je n’eu pas l’occasion de le faire, sa voix, agressant mes sensibles tympans, ne voyait pas le jour de cesser. Couper la parole à une personne, même si celle-ci ne te laisse pas en placer une, est quelque sorte impolie. Las, les oreilles plus ou moins protégées, je n’eu le choix que d’écouter ce qu’elle avait à dire. Elle poursuit en affirmant que j’avais une attitude… de débile. Expression inconnue à mon répertoire, je notai d’en vérifier la signification une fois seul. Ensuite, elle affirma que ses « désolés » était sincère et qu’il était impossible de ne pas rire quand une personne en voit une autre avec un morceau de nourriture collé à une certaine partie de son corps. Ah, impossible ? Qu’on échange les rôles, qu’on voit que cette affirmation est possible. Bref, selon elle, ses mots venaient du plus profond de son cœur –hm, celui-ci devait être aussi profond qu’un trou dans une tranche de pain. Selon elle, je dois accepter ses excuses sinon, elle me les fait accepter par la force. Elle blague ? Si, elle blague ; elle se lance des fleurs, selon elle, elle est douce et gentille. Expression propre à sa personne à l’appuie.

Pensant enfin que mon agression sonore allait bientôt cesser, elle reprend. Son ton a changé et… le sujet aussi. Elle demande si je connais une boutique de crème glacé. Immanquablement, ma main droite veut quitter mon oreille pour aller se claquer mon front. Jugeant qu’il vaut mieux protéger mon ouïe, elle se ravise. Miss-au-look-de-fraise ne sait-elle donc pas qu’elle est où elle veut se trouver ? Quelque peu exaspérer, j’essais d’en placer une. Hélas, aucun son ne sort de ma bouche ; de toute façon, cela n’aurait servit à rien étant donné qu’elle a recommencé à déblatérer une phrase pas inaudible, mais incompréhensible. N’ayant ni patience, ni énergie, je fais comme si aucun son n’a sorti. Ainsi, je note mentalement les répliques que je vais lui balancer plus tard, une fois qu’elle aura finit.

Soupirant pour la mille et cinquième fois, je pense avoir tout vue, mais une scène inusitée contredit ce que je pense ; elle se met à l’autodérision. D’après elle, elle serait débile. Finalement, elle me relâche. J’en profite pour épousseter et réajuster ma veste qui doit légèrement être plus grand qu’avant. Comprenant absolument pas la scène qui se déroule sous mes yeux, je me contente de la toiser de haut. En me demandant au passage si elle ne serait pas atteinte d’une certaine bipolarité et, diable, qu’est-ce que ce pauvre comptoir avait bien pu lui faire pour qu’elle s’acharne à le fracasser violement.

Et voilà que nous nous retrouvons à la situation initiale ; le silence qui fait un contraste énorme, le bruit flagrant de la pendule. Inévitablement, pour la mille-sixième fois, un soupir s’échappe de mes lèvres. Une seule envie ; qu’elle parte, mais mon sens des responsabilités me retient ; après tout, même si elle l’ignore, elle reste néanmoins une cliente potentiel. Je fini par croiser mes bras, mais en laissant le gauche verticalement de sorte à ce qu’il soutienne mon menton. Pensivement, j’évalue la situation. Dois-je être égoïste et lui dire de partir ou dois-je être responsable et tenter d’être aimable et la supporter ?

Illumination. Hormis le tic-tac, c’est le silence. J’ai la chance inespérée d’en placer une. De lui répondre –avec retard, à toutes les phrases dénuées de logique. C’est le moment idé-

Je ne suis pas assez rapide. Elle reprend la parole, mais pour quémander un pansement. Un pansement ? N’ayant le souvenir de l’avoir vue blessée, j’abandonne l’idée de ma vengeance verbale pour concentrer toute mon attention chez ma-peut-être-futur-cliente. Une fissure dégoulinante de sang figurait au centre de son visage. N’aimant décidément pas la façon dont elle gérait sa plaie, je fis quelques pas à reculons pour finalement pivoter afin de le retrouver dans la direction opposée à la sienne. Bon sang, qu’elle âge avait-elle ? Sa réaction, comme si c’était la première fois qu’elle expérimentait la blessure. La façon dont le sang dégoulinait. Et surtout, sa façon dérangeante, presque dégoutante dont elle léchait son sang. Le contact de mon pied sur le cadre de la porte menant à la salle des employés me sort de mes pensés. Pourquoi étais-je partie comme cela ?

Pansement. Il lui en fallait un. Quelque part, je me sentais légèrement responsable de l’avoir laissée se fendre contre le comptoir de la boutique. Évidement, ce n’était pas réellement de ma faute, mais ne pas l’avoir arrêté et avoir simplement regardé la scène avait contribué à cette ouverture crâne. Rapidement, je jette un rapide coup d’œil à la pièce circulaire qui porte le nom de « salle d’employés ». À première vue, rien ne ressemblant à une trousse de premier soin n’est dans mon champ de vision. Seulement un immense bazar sans nom. La pièce sans dessus-dessous m’enrage. La dernière fois, cette pièce était aussi propre et rangée qu’une chambre d’armée. Pourquoi, diable, rien n’était comme je l’avais rangé. Irrité, ma dentition se ressert, je passe ma main dans mes cheveux, agrippant une mèche au passage, je la serre, je tire en vertical vers le bas. Évidement, je n’y vais pas assez fort pour me l’arracher. Seule personne responsable de se bordel sans nom : le propriétaire de la boutique. Notant mentalement de lui en toucher un mot, je scan à nouveau la pièce. Contournant la table ronde qui gît au milieu, je me dirige vers le tas informe dans le fond de la salle. Jetant par derrière, comme dans les dessins animés, les objets hétéroclites qui gêne ma recherche, je fini par tomber sur une petite boîte blanche ornée d’une croix bleue. Me relevant tout en l’empoignant, je l'ouvre et vérifie qu'il y a bien des pansements. Effectivement, il y en a; ils sont couleurs blancs avec des motifs de glaces bleues, un peu comme celle que je mangeais avant qu'elle se plante dans mes cheveux. Vérification faite, je fais demi-tour pour rejoindre la fraise. Sur le chemin, je ne peux m’empêcher de souhaiter qu’elle ait disparut durant ce cours laps de temps. Hélas, elle est là. Jetant sans ménagement la trousse sur le comptoir, celle-ci glisse juste devant la blessée.

Je pense à lui dire ma façon de penser. Lui dire que je ne suis pas son chien, que je n’ai pas à l’attendre si je n’en ai pas envie. Que ma réaction était du donnant-donnant, que ce n’est pas parce qu’elle a cette coupe de cheveux que cela veut dire que j’aime. Que je ne laisserais pas un inconnu me toucher et que si l’envie de me secouer à nouveau lui prend, qu’elle se retienne. Toutes ces phrases se bousculent, toutes voulant sortir. À ma surprise, une toute autre phrase prend la place, glisse sur la langue et se fait entendre.

- Les pansements se trouvent à l’intérieur. J’ose espérer que vous savez vous en servir. Mon ton, perpétuellement froid, n’a absolument rien de compatissant.

Je reste dans l’encadrement, bras croisés et j’observe. Je me remémore son monologue de tout à l’heure. Vraisemblablement, elle ne sait toujours pas qu’elle est au bon endroit. Prenant mon courage à deux mains, je poursuis :

- Si vous regarderiez les panneaux d’affichage devant les boutiques, peut-être que vous sauriez que vous êtes au bon endroit. Parce que la gestuelle aide à mieux comprendre un message verbal, je me contente de pointer vers le haut. L'affiche, normalement devant son champs de vision -si bien sûre, elle daignait lever les yeux-, indiquait non seulement le nom de la boutique, mais un bref résumé en mots clés des services que la boutique offrait, à gauche. Et à droite, il y avait le nom des divers produits qu'on y vendait.Si vous n’avez pas l’intention de commander, je vous pris de sortir.

Patiemment, j’attends sa réponse. Lentement, je commence à me laisser tomber, histoire que l’encadrement supporte mon dos. Ainsi, je suis dans une posture déjà plus confortable que tout à l’heure. M’attendant à ce que le tic-tac de l’horloge couvre le silence ou bien que miss la fraise le comble, une toute autre chose, pour le moins inattendu, prit la place.

Le son d’un long gargouillement. Bruit caractérisant une personne affamée. Un bruit un peu trop audible pour passer inaperçu. Je réalise ; le bruit en question vient de moi. Serrant les dents, je souhaite qu’elle n’ait rien entendue.


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MessageSujet: Re: ♪ Bonbon Glacée | PV Dia D.Riddle   Jeu 28 Avr - 22:46

    Elle fixa son petit doigt sur lequel un subtil liquide aux teintes roses avec reflet arc-en-ciel coulait avec lenteur, amené par l'apesanteur à rejoindre le sol. Une petite goutte se forma puis tomba avant de s'écraser sous une forme parfaitement ronde sur le comptoir. Lies la fixa intensément, sans aucune réelle raison. Elle se concentrait sur son sang. Une saveur qu'elle connaissait si bien, une texture qui avait si souvent touché ses papilles gustatives. L'homme était comme la sucette qu'elle avait dans la bouche : l'extérieur est cassable, mais tout de même solide avec une saveur cachée à l'intérieur. Certaines reviennent plus que d'autres ou plus rare. Chocolat, caramel, sucre sous forme liquide et parfois, de la gomme. Tant de différentes saveurs.. Tant de goût à explorer, toujours différent selon son créateur.. Lentement, elle approcha le dernier doigt de sa bouche, le caressant du bout de la langue avant de le ressortir, brillant de propreté!

    L'adolescente continuait de regarder du coin des yeux le sang qui luisait sur la surface vitreuse. Le nain de jardin était parti depuis un certain moment après qu'elle lui ait demandé s'il avait des pansements. En fait, c'était à se demander s'il n'avait pas décidé de s'enfuir par une porte arrière afin d'éviter sa présence. Pendant un instant, l'idée de traverser le comptoir pour accéder à l'arrière-boutique l'attirait fortement. Elle plaça ses mains sur le verre et se souleva subtilement, entraîna ses pieds vers l'arrière, se stabilisant pour finalement se contorsionner le cou, essayant de voir par la porte vide ce qu'il pouvait bien faire. Malheureusement, aussi chanceuse était la friandise, sa merveilleuse idée se réalisa dans la plus grande des subtilités! Ses pieds étant trop vers l'arrière, l'avant fut balancé l'autre côté du comptoir. Lies déboula comme une pro, une demi-roulade avant de heurter le mur de plein fouet avec sa tête. Les jambes en l'air, le dos contre le plancher, ses mains touchaient ses jambes, ses bras, ses côtes, son cou, vérifiant que tout était à sa place et en un seul morceau. Résultat positif : tout allait bien! Se relevant, elle tourna la tête de droite et à gauche, espérant que personne ne l'avait vu. La petite Starving fût bien heureuse de voir que personne était dans cette boutique. Rapide comme l'éclair et avec une meilleure agilité, elle sauta par-dessus la vitrine et reprit la place où elle était il y avait deux minutes plus tôt.

    Telle une enfant qui regarde des sucreries, elle s'accroupit, ne laissant que ses yeux au niveau du comptoir. D'un tel angle, elle voyait une surface parfaitement droite et un écart brillant au beau milieu : sa goutte de sang. En fait, plus son regard se dirigeait vers la gauche, plus elle voyait des tâches de différentes grosseurs et de différentes épaisseurs. Mordillant sa lèvre droite, Lies eut un peu honte, pour une fois. Non, elle n'avait pas honte du comportement qu'elle avait eu avec le Pop-Sicle, mais d'avoir osé salir cette vitre qui était si propre avant son arrivée. D'un sens, elle pouvait profiter de l'absence du gamin pour laver elle-même le verre. Après tout, il s’agissait de son sang, le liquide de toutes les couleurs qu'elle connaissait par cœur. Le licher n'aurait rien d'étrange.. En fait, il y avait un côté dégouttant : elle ignorait ce qui avait touché la surface avant son sang. La bouche ouverte tel un poisson, elle fût étonnée qu'une nouvelle goutte trouve place dans la caverne d'Ali Baba. Le sang de ses plaies avaient commencés à ralentir de cadence et la perte de sang était tout bonnement ralenti, voir inexistante. Et soudain, tel un ange qui aurait entendu ses pensées, le nain blanc arriva avec la valise à croix bleue. Oh joie! À peine l'eut-il posé qu'elle sauta sur le boîtier, se souciant à peine du ton qu'il avait pris en lui adressant la parole pour cause d'un autre bruit.. Un bruit sourd, mais tout de même audible. Un bruit qu'elle reconnaîtrait entre milles.. Le bruit d'un estomac affamé ! Plaçant ses mains sur son ventre, elle attendit quelques secondes pour savoir si elle était responsable de ce son. Un grand silence lui répondit : ce n'était donc pas elle. Observant du coin de l’œil le pingouin bleu et blanc, elle hésita à lui poser la question. Et s'il avait faim, que devrait-elle faire? Lui partager ses magnifiques friandises? Lies serra le poing, pensant aux bonbons qui se trouvaient partout sur elle. Si le bruit devait vraiment insupportable, peut-être oserait-elle partager son trésor. Ne faisant comme si de rien n'était, elle continua de frotter son ventre en souriant avant de reporter son regard sur la croix bleue .

    - Beuuuh! T'as pas idée comment je t'aime en ce moment! Et euh.. Évite de me vouvoyez.. Je le fais pas moi, c'est bizarre. Donc..

    Elle attrapa la boîte telle un trésor et s'assit par terre. Ouvrant le coffret, elle commença à sortir les petits pansements, ceux qui étaient trop gros, les bandages, les glaces à casser, de petits ciseaux, etc. Autour d'elle se formait de petites montagnes blanches jusqu'à ce qu'elle trouve ce qui lui fallait : des lingettes humides et des pansements de taille moyenne. Lies tapota son visage, pinça ses joues avec une certaine délicatesse et essaya de trouver les places ouvertes. Elle en compta une sur le centre de son front, dû à l'intelligence dont elle avait fait preuve en tapant sa tête sur le comptoir, une seconde sur la joue à cause de la rencontre avec le poteau indiquant les rues et.. Une troisième?! Panique dans les yeux, Lies figea ses mains sur ses joues et afficha la même expression que la célèvre œuvre Le Cri d'Edvard Munch.

    - Tu.. TU.. TU VOIS ÇA?! Y EN A UNE NOUVELLE!?! , le dit-elle avec une certaine panique.

    Pourquoi de la panique? Parce qu'elle s'était habitué à afficher la même réaction que son père lorsqu'elle se blessait. Après tout, il fallait pas que les autres le sachent qu'elle était à moitié Céréale. Même elle l'ignorait.. Lies s'était toujours dit qu'elle était simplement un peu plus fragile que les autres bonbons, ce qui est vrai, d'un certain sens. Ramassant une lingette, elle fit partir de son mieux le sang sec sur ses joues et sur son front, tentant de stopper la fuite au niveau de son sourcil, la troisième plaie ayant été créé par sa roulade suivie d'une rencontre avec le mur, quelques minutes plus tôt. Elle prit un pansement, s'aidant de ses dents pour l'ouvrir et le plaqua fortement contre la joue. Le problème était le front.. Il fallait qu'elle place le bandage sur les plaies du premier coup, sans que ses cheveux bloquent le passage. Alors, son regard se reporta sur le nain de jardin blanc, dans l'espoir qu'il fasse à nouveau son ange gardien.

    - Dit..., commença-t-elle avec un regard piteux, Tu pourrais.. M'aider? J'ai deux mains et j'en aurais besoin d'une autre pour m'aider à les fixer. J'aurais un magnifique look de Momie avec trois pansements, mais.. C'EST JUSTE UN DÉTAIL!

    Lies continua donc de le fixer, le bras levé pour lui tendre les deux bandes de tissus blanches qui attendaient d'être utilisées. Avec un certain retardement, l'apprentie glacière se rappela que Mr.Freeze parlait pendant qu'elle ouvrait le coffre au trésor. Assise sur le tapis, elle leva la tête vers le haut du mur, fixant l'endroit qu'il lui pointait il y a plusieurs minutes. Le nom ne lui disait absolument rien.. Comment savoir si elle était dans la bonne boutique alors qu'elle se rappelait même pas des indications que lui avait donné son père. L'adolescente eut enfin une réaction à propos de la dernière phrase qu'il avait dit, avant de donner le relais à l'horloge avec son fidèle Tic. Tac. Tic. Tac. Tic. Tac. Si elle ne partait pas et ne commandait rien, allait-il la mettre dehors de force? En serait-il capable..? Petite Starving mit les pansements sur le comptoir et se releva en s'étirant, laissant le bordel de la trousse de secours autour d'elle.

    - En fait.. Je peux pas dire si je vais partir ou non.. En fait, si tu sais où je peux trouver la boutique de.. Voyons.. C'quoi son nom déjà.. Beuuuh! Elle fit une petite pause, réfléchissant avec sérieux, se grattant le cou en levant les yeux au plafond. Uhmm.. Je crois qu'il se nomme Hubert.. Hernest? Peut-être Herabert. Quelque chose comme ça? Ça te dit quelque chose?
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MessageSujet: Re: ♪ Bonbon Glacée | PV Dia D.Riddle   Ven 29 Avr - 23:15

Finalement, il y avait peut-être un peu de justice dans ce monde ; la fraise n’avait pas semblée distinguer le bruit tonitruant qui avait trôné dans la pièce. Mentalement soulagé, mais tout de même étonné, je trouvais étrange qu’elle n’eu faite aucune remarque à ce sujet. Après tout, d’après les quelques minutes de temps passé en sa compagnie, j’en avais conclu qu’elle était d’un naturelle relativement « simpliste ». En effet, les gens comme elle avait une forte tendance désagréable d’exposé tous les faits qui se déroulaient sous leurs yeux. Un peu comme si chaque événement, chaque fait, était un scoop qui se devait d’être énoncé de vive voix. Ou soit, elle savait faire preuve d’une certaine discrétion. Enfin, c’était cela ou elle était légèrement stupide et pensait que le bruit disgracieux venait d’elle. Adossant mon dos plus confortablement contre la paroi de bois, j’observe son comportement. Ma théorie aurait pu être parfaite, mais elle venait de se frotter le ventre et je ne crois décidément pas à une coïncidence. Tentant de trouver une réponse plus ou moins logique, elle interrompt le cours de mes pensées ; elle prend la parole. Ce qu’elle dit est… contradictoire et troublant.

Comment peut-elle balancer les mots « je t’aime » aussi légèrement ? Le fait qu’elle ait rajouté la notion de temps « en ce moment » rend la donne encore plus incompréhensible. Je penche légèrement ma tête vers la droite afin de me concentrer. Non, je n’arrive pas à comprendre comment elle peut dire « je t’aime » à un inconnu qu’elle vient de rencontrer. Les mots « en ce moment » veulent dire que là, maintenant, elle m’aimerait, mais qu’après un certain temps, elle ne m’aimerait plus ? Tout ça étant une prise de tête, je décide de retourner à mes moutons ; le comptoir. Après tout, émettre aucun commentaire est sans doute la meilleure solution. Surtout que je ne trouve rien à rétorquer sur le fait que je la vouvoie. Qu’elle ne s’imagine pas que c’est pour le plaisir. Vouvoyer est seulement une marque de politesse. Lentement, je me dirige vers le comptoir vitré. À mi-chemin, il y a déjà un petit détail qui m’écorche les yeux. Des tâches qui n’étaient pas là avant que je quitte mon poste. Des tâches rosées… Ennuyé, je tourne légèrement la tête pour fixer la gamine qui essaie tant bien que mal de se soigner comme elle le peut, puis je re-regarde la vitrine. Je relâche un autre soupir, puis je fais demi-tour et vais rapidement dans l’entrepôt chercher un linge humide et un solvant. Course qui a du me prendre pas moins d’une trentaine de secondes, je prends place derrière le comptoir et lâche quelque jet du solvant sur les tâches. Avec le linge, je frotte doucement et bientôt, des « squick, squick » viennent se joindre au bruit monotone et agaçant de l’horloge.

Le sang étant frais, il se nettoie bien et ne laisse pas de trace dans la vitre. Comme pour me rappeler que je ne suis pas seul, un cri strident, captivant aussitôt mon attention, se fait entendre. Las, je relève la tête pour l’apercevoir faire une tête étrange. Haussant mon arcade sourcilière, je lâche un sec :

- Quoi.

Qui ne servit pas à grand-chose étant donné qu’elle donna elle-même la réponse. D’après elle, elle avait une nouvelle… fissure. Soupirant encore une fois, je replonge dans ma tâche –le nettoiement du comptoir- sans trop m’occuper d’elle. Les tâches ayant toutes disparurent, j’entreprends un nettoyage complet. Aussitôt que je m’apprête à appliquer un spray sur la surface, elle m’interpelle. Répondant par un « hm ? », je lève les yeux pour tomber sur un regard de chien battue. Bien qu’elle me tombe sur les nerfs, je ne vois aucune raison de refuser. Laissant reposer le linge humide, devenue plaqué de petites tâches rosées, je fais le contour du comptoir. Voyant qu’elle à tout laissé traîné en se relevant, je marche calmement vers les objets médicaux. Réfléchissant bien à ma réponse, je m’accroupis et je commence à ramasser les objets médicaux qu’elle a laissés traîné. En même temps, elle change de sujet. Ne lui avais-je pas déjà indiqué le panneau d’affichage ?

Le ménage de la trousse fait, je me relève et je lâche un soupir sonore. Espérant que cela ait capté son attention.

- Les noms que vous venez de citer ne me dissent absolument rien, mais sinon il vous arrive de lire les affiches ? Elles ne sont pas seulement là pour faire jolie, vous savez, dis-je, en pointant une fois de plus le panneau qui ornait le haut de la boutique. Celui-ci indiquait, en gros caractères sérif « Hebert, glace & co ». J’imagine que vous êtes dans la bonne boutique.

La trousse dans les mains, j’en profite pour prendre le linge humide et le solvant. Je prends une course rapide et je vais la déposer là ou je les ai pris. Revenant dans la salle principale de la boutique, j’agrippe les pansements qui gisent sur la vitre.

- Si vous voulez bien rester sage durant le reste de votre séjour dans la boutique, je ne vois aucun inconvénient en vous donnez un petit coup de main.

Et c’est là que je remarque qu’elle n’est pas plus grande que moi. Que même, je dois la dépasser d’environ deux ou trois centimètres. Contournant une fois de plus le comptoir, je m’approche légèrement d’elle. Attendant qu’elle relève sa chevelure verte, un autre bruit parvint à mes oreilles. Celui d’un gargouillement plus sonore que le précédent. Je n’ose même pas espérer que ce bruit vienne d’elle. Je sais pertinemment qu’il vient de moi. Étant carrément près d’elle, les probabilités qu’elle n’ait rien entendu sont minimes, voir inexistante. Étant à présent embarrassé, je lui sers mon expression la plus sévère avant d’ajouter :

- Vous n’avez rien entendu.

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MessageSujet: Re: ♪ Bonbon Glacée | PV Dia D.Riddle   Dim 1 Mai - 23:00

    Ses doigts cessèrent de se frotter contre sa peau, préférant s'étirer et s'élever dans les airs. Émettant un léger bâillement, Lies regardait le nain blanc qui s'efforçait de faire partir les tâches de sang qu'elle avait laissé à force de se déplacer au-dessus de la vitrine de verre. Devrait-elle se sentir coupable? Uhm... Nah! Après tout, elle était un client! Et un client, c'est roi.. Ou quelque chose comme ça. Et puis, ce n'était pas réellement de sa faute si elle saignait autant.. Il fallait blâmer ses gênes et aussi, le destin de l'avoir rendue si maladroite ou, de mettre des comptoirs, des poteaux et des murs devant elle. Bref, il suffit qu'elle se dise qu'elle n'étais pas coupable pour passer à autre chose. D'ailleurs, Lies était déjà passé du coq à l'âne. Elle avait terminé son observation sur le sujet humain Dia en train de laver une tâche et, elle n'avait rien retenu. S'inclinant légèrement sur le côté, un léger son se fit entendre de son épaule : magnifique craquement de son os.

    Petite Starving se poussa sur le côté lorsque le Pop Sicle vint ramasser le bazar sur le sol. Par contre, là, elle était fautive. Ce n'était pas une météorite qui était tombé du ciel pour la faire tomber, ni un enfant turbulent qui était passé en courant et l'avait renversé. Non, elle était totalement responsable d'avoir éparpillé les matériels médicaux par terre. Devait-elle se lever pour l'aider, se demandait-elle dans sa tête. Encore une fois, son mental lui donna la magnifique réponse NON! Se mordillant les lèvres, elle resta pendant 4 petites secondes avec un étrange sentiment de culpabilité qui lui pesait dans la gorge avant de passer à autre chose. Et non, ce genre de sentiment ne restait pas très longtemps dans son système! Ainsi, avec le cœur aussi léger qu'un petit nuage volant dans les cieux, elle monta son derrière sur le comptoir, battant les jambes dans le vide en l'observant avec des yeux ronds. Parlant de ses yeux, voilà qui changeait à nouveau. Le droit était vert avec un anneau rouge dedans, l'autre était l'inverse.

    Du bout du doigt, elle tapait le rythme de l'horloge en le fixant intensément jusqu'à ce qu'il ramène son attention en soupirant plus fortement que d'habitude. Il est vrai qu'elle le regardait déjà, mais peut-être ne l'avait-il pas remarqué. Bref, elle continuait de le fixer jusqu'à ce qu'elle retourne la tête vers le panneau lumineux où était inscrit le nom de la boutique. Pourquoi lui remontrait-il le mur? Avait-elle manqué un détail?

    - OOOOHHH! , dit-elle en ouvrant la bouche tel un point d'exclamation.

    Il est vrai que ses mots étaient terriblement sarcastique lorsqu'il les avait prononcé, mais Lies les interprétaient comme de simples conseils. Par contre, elle était étonnée qu'il n'est fait aucun lien entre les noms qu'elle avait cité et celui d'Hebert.. La majorité n'avait qu'une ou deux lettres de différence. Bref, elle s'en souvenait parfaitement de ce vieux monsieur. C'était un bon ami de Monsieur Floss Starving. Elle se souvenait quand elle était petite et qu'elle était venu dans cette boutique. Sa première réaction avait été de le mordre, comme si c'était la réaction la plus normal. Pourtant, ce personnage tout rond avait ri et était allé lui chercher une glace en pensant qu'elle avait faim. Heureusement, son père avait rigolé, même si cela avait été un rire nerveux. Ce genre de souvenir lui donnait faim ainsi qu'un sourire idiot sur le visage.

    - Ouais.. je suis à la bonne place.., dit-elle dans un murmure.Je venais souvent ici quand j'étais plus petite.. Le patron est super génial. Il me donnait toujours une glace gratuite! Ou, il me donnait des échantillons pour ravir mon estomac. Il va bien j'espère, en? T'es son fils? , lui demanda-t-elle avec curiosité.

    Relevant les yeux, Lies remarqua que le nettoyeur de service avait disparu, mais était revenu très rapidement. On dirait bien qu'il avait un mode accélérer lorsqu'il le voulait. Donc, elle avait confirmation qu'il ne cherchait pas une sortie pour s'enfuir plus tôt, mais que trouver la trousse de secours avait été une tâche périlleuse. Un nouveau petit rire s'échappa entre ses lèvres. Qu'est que ça aurait fait qu'il soit parti? Elle n'avait aucun droit sur lui. Il aurait été dans le trouble, car elle aurait sûrement dévalisé le magasin de crème glacée en faisant de test de qualité de chaque sorte.. Bref, un véritable carnage! Donc, le jeune manchot était devant elle et lui conseillait d'être sage. Elle resta donc sur le choc, avec à nouveau, la magnifique expression du Cri imprimé sur le visage. Avait-il lu dans sa tête pour savoir qu'elle pensait présentement à l'assommer pour dévorer quelques pots de crème glacé dans la tranquillité? Levant les yeux au ciel en pinçant les lèvres, elle fit comme si de rien n'était, même s'il risquait de ne pas comprendre une telle expression.

    Changeant à nouveau d'expression pour avoir maintenant un simple visage souriant, elle s'éloigna en sautillant vers l'horloge qui l'émerveillait, lui faisant penser au pendule presque identique qu'avait son père dans sa propre boutique. Elle passa à côté de Dia, sans même remarquer qu'il tenait les pansements pour l'aider. En fait, il venait de se prendre un magnifique vent de la part de la gamine. Mais, la bêtise est maître chez elle; il faut lui pardonner. Lies s'arrêta devant le pendule, le fixant qui se balançait de la droite vers la gauche et de la gauche vers la droite. Comme une gamine, la cannibale restait bougeait la tête au rythme de l'horloge, rajoutant quelques tâches de sang sur la carrelage, ce qui allait sûrement plaire au nain de jardin. D'ailleurs, pourquoi l'appelait-elle ainsi? Il était pourtant plus grand qu'elle.. Mais, il restait plutôt petit pour un garçon! Enfin, elle ne pouvait pas vraiment le savoir, ignorant quel âge il avait.. Mais, au premier coup d'oeil, il devait avoir à peu près la même âge , ou presque. Se retournant vers lui pour ré-évaluer la chose, elle réalisa qu'il était figé sur place avec les pansements entre les doigts. Cette fois, énorme sentiment de culpabilité, la Tagada revint vers lui avec la tête basse, s'arrêtant à moins de 30 centimètres avant de lever son toupet et attendre qu'il agisse. Mais.. Le bruit revint. Merveilleux gargouillement sortant du ventre du manchot. Roulant les yeux, Lies détourne la tête en riant légèrement.

    - Je te jure que s'il gargouille encore 2 autres fois, je prends un de ses pots de crème glacé et je te le vide dans la bouche, dit-elle avec un sourire en l'empoignant par le col et l'approcher à moins de cinq centimètres de son visage.ET. JE TE JURE. QUE SI TU ME VOUVOIES ENCORE UNE SEULE FOIS, JE.. JE..Elle s'arrêta quelques secondes, réfléchissant à ce qu'elle allait bien pouvoir lui faire. Attrapant les joues de la Glace, elle les étira de son mieux avant d'écraser son visage entre ses mains. Je sais pas encore, mais je trouverais bien. Donc, tu le fais taire, je te fais manger un truc de force ou je te rembourse pour ta glace de tantôt et tu te prend quelque chose avec ça? Et surtout, tu me colles l'une de ses choses dans le front parce que je vais finir par salir chaque tuile du plancher! rajouta-elle en le relâchant.
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♪ Bonbon Glacée | PV Dia D.Riddle

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